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Affichage des articles postés le: 01/01/2001

05 Jul 2012 
Les projets TV se multiplient. Pour y voir plus clair, en attendant de regarder leurs programmes, voici les principaux candidats. Le jeu consiste à deviner les futurs élus. Il y en aura peu. Faites vos pronostics !
Synergie et diversification sont les mots clés de ces groupes multimédias qui ne manquent pas de moyens. Ils ont parfois quelques longueurs d'avance dans le domaine de l'image. Citons MatralHachette/Filipacchi, Le Parisien Libéré, les Editions Mondiales, Europe 1, CLT/RTLNTFVCI, Gaumont, etc.

05 Jul 2012 
Léon Zitrone et les télés libres, même combat ! Le slogan est savoureux, On pourrait le croire, Car le 27 novembre 1981, le symbole vivant du service public télévisé participe avec Jacqueline Huet, Alain Maneval, et une belle brochette du toutParis branché médiatique, au lancement de Canal 35WADC. Lieu de la fête : « Captain Vidéo », un club des ChampsElysées qui, ironie du sort, abrite aujourd'hui la très institutionnelle émission de Michel Drucker. Fondateur de cette nouvelle chaîne illégale : David Niles, un génie de la vidéo, un des plus brillants réalisateurs indépendants. Toutes les nuits, la pirate prend le relais, en UHF, des chaînes officielles, depuis la boîte d'abord, ensuite à partir de l'appartement de Niles, assisté par Gilliane Le Gallic. Avec des clips, des débats, des films, et des petites annonces. Le mardi 12 janvier 1982, la police interrompt Canal 35. Pour la première fois depuis sa victoire du 10 mai, le gouvernement socialiste fait procéder à une saisie de matériel audiovisuel.
Pour 20 000 F, JeanBaptiste Piazzano vous fabrique un émetteur. Du soudémain. Ce personnage haut en couleurs, ancien conseiller de Bokassa, s'y connaît bien. A ses moments perdus, il est téléamateur. En 1981, pour ses copains de Lyon, TV Lyon/Canal 22, il s'est mis à l'ouvrage. Le fruit de son travail fonctionne pendant plus de cinquante heures, à partir du 14 décembre et jusqu'au 21. Une semaine « zéro » d'émissions rock, de reportages locaux ou étrangers, etc. Michel Noir, député RPR du Rhône participe également à un débat, film à son insu. Une version politique de La Caméra invisible, Le message de Canal 22 et de son directeur Claude taquet est facile à décoder : « Nous existons, nous voulons vivre, et nous le pouvons ». L'expérience s'achève donc sur un bilan positif. Sans aucune suite.
La télé libre, on en parle, mais on ne la voit pas venir. Jusqu'au 30 juin 1983, avec l'arrivée d'Antène 1.

05 Jul 2012 
Beaucoup de balbutiements donc, pour quelques actes de piratage bricoles et rigolos. Les choses (presque) sérieuses commencent en 1979. On parle alors beaucoup de radios libres et de télévisions indépendantes. Au coeur du débat, la situation en Italie, où des centaines d'émetteurs ont donné un sérieux coup de botte à l'édifice de la RAI. Au début de l'année, Canal 38, une retombée périphérique de cette explosion anarchique, démarre 24 h sur 24. Son promoteur s'appelle Christian Alexandre, un ancien de RMC et d'Azur 102. Il a installé un émetteur et une régie vidéo dans une villa de Bordighera, de l'autre côté de la frontière, pour arroser un public de 350 000 téléspectateurs dans la partie ouest de la Côte d'Azur. Avec un menu nonstop de films et de téléfilms enchaînés en série de six heures multidiffusées. Et des pubs. Le spot (un panneau fixe devant une caméra) ne coûte que 150 F. Ça pourrait marcher, mais ça ne fonctionne pas vraiment. Le signal de Canal 38 dépasse difficilement Menton. En outre. faute de moyens, cette télévision se contente d'enregistrer les programmes des trois chaînes françaises avant de les servir réchauffés quelques semaines plus tard ! Ça évite de payer des droits et le doublage. Evidemment, TDF porte plainte, et envisage de brouiller cette concurrence déloyale. Qui recommence d'ailleurs dans la même région en 1980, avec l'apparition de TéléMéditerranée, puis de Canal 31. Toujours à partir du sol italien. Toujours avec aussi peu de succès, Emettre à Paris, c'est une autre paire de manches et, en pleine campagne électorale, c'est l'interpellation garantie. Le 21 avril 1981, à 15 h 30 dans le 13' arrondissement, IciTélé Verte réalise la première ce coup double. Au programme, le jeune premier de l'écologie, Brice Lalonde, et des extraits de films, parmi lesquels L'An 01, de Gébé, où l'on assiste à la naissance d'une télé libre. On la capte — difficilement — sur le canal 32, mais la presse en parle. Toujours ça de gagné. Dans le landerneau politique, c'est le mutisme. Détail intéressant : les protagonistes auraient fabriqués auxmêmes leur émetteur. Puis l'équipe tombe en pièces détachées. Quelques irréductibles annoncent, en mars 82, de nouvelles émissions sous la bannière « Canal Vert ». L'écran reste vide.

05 Jul 2012 
En attendant le torrent d'images promis par le câble et le satellite, c'est dans les airs que la télé privée va s'envoler avant la fin de 1985. Suivant la bonne vieille équation hertzienne : émetteur  récepteur. Ainsi en a décidé le gouvernement. Et les concurrents se bousculent sur la ligne de départ. La Haute Autorité, submergée de dossiers, n'en revient pas. Pourtant les règles de la course ne sont pas encore établies. En attendant. les télés libres existent déjà.
même si la grande majorité des Français ne les a jamais rencontrées. Et on peut en suivre les traces dans les annales, depuis plus de vingt ans.
Historiquement, c'est le général De Gaulle qui, le premier, a placé la courroie télévision dans la transmission politique. Ses ennemis d'alors l'ont toujours dénoncé. Et les plus acharnés ont tenté de le combattre sur son propre terrain, Le 5 septembre 1961, la France des deux côtés de la Méditerranée suit au cours du journal télévisé la rituelle conférence de presse du Général. Vers 20 h 05, un journaliste lui pose évidemment une question sur la situation en Algérie. A ce moment précis, dans la région d'Oran, la neige cathodique envahit les petits écrans. Le transformateur qui alimente l'émetteur local de la R.T.F. a été plastiqué. Quelques secondes de silence plus tard, les échos de plus en plus clairs de La Marseillaise se font entendre. Puis ceux de La Marche de Africains et du célèbre Tititi tata, jingle de ralliement des partisans de l'Algérie Francaise.

Pas de quoi fouetter un chat. Jusqu'au jour où TéléValleraugues émet. Valleraugues, c'est un village du Gard, encaissé au fond de la vallée de l'Hérault. Avec un sérieux handicap pour son millier d'habitants ; le relief perturbe la réception des chaînes de l'ORTF. Qu'importe, Jacques Leveque, qui possède la boutique d'appareils ménagers du canton, bricole discrètement un récepteur sur le pic Montaigu (745 m) qui domine la localité. En juin 1973, il y greffe un programme « gardechampêtre » qu'il baptise TV 4. L'émetteur a une puissance de 70 milliwatts. Le studio est installé dans une grange prêtée par la mairie. Quant à l'unique caméra, on la fixe sur une poussette de bébé pour les travellings ! Coût de l'ensemble : 10 000 F. TV 4 est le type même de la chaîne commmunautaire. Elle diffuse en général une mire punaisée sur un carton, couplée avec de la musique repiquée sur une radio. Une ou deux fois par semaine, souvent le samedi de 19 h à 19 h 30, c'est la fête au village. Sa propre chaîne l'anime en direct sur le canal 28. Le cadreur, qui a treize ans, met en images les débats municipaux, des infosservices, etc. L'expérience capote en mars 1977, lorsque Jacques Martin la révèle dans son émission La lorgnette. Cette publicité oblige TDF à réagir. La loi c'est la loi. Et Jacques Leveque arrête TV 4.
Une paire de fesses parmi des têtes couronnées. Ils l'ont tous vue. Ils habitent l'Aveyron. Et en juin 1975, plusieurs dizaines de témoins afirment que, pendant la série Les Rois maudits, un arrièretrain leur a coupé le sifflet. La gendarmerie a ouvert une enquête. Sans résultat. A Besançon, par contre, les pirates ont montré leur visage. Le 6 juin 1977, la CGT détourne, pendant quelques minutes, l'émission Tribune libre de FR3, consacrée ce soirlà à la CFT. Un gros plan du sigle de la centrale de Georges Seguy, un reportage d'autopromotion. et le tour est joué.

05 Jul 2012 
J'ai lu récemment dans TCV qu'il était possible d'enregistrer une émission codée et de la décrypter seulement au moment de la lecture. J'ai pour ma part enregistré plusieurs films sur Canal Plus, téléviseur et décodeur éteints, exactement comme pour une autre chaîne. Le décodeur étant tout simplement branché à la péritel du téléviseur. J'ai visionné par la suite ces films sans aucun problème. Seul le son
perd de sa qualité. J'aimerais savoir comment l'améliorer. D'autre part, je possède un magnétoscope Téléfunken VR 549, muni d'une prise DIN à 7 broches entrée/sortie vidéo/audio. Seratil possible de brancher l'adaptateur sans modification? »
Il est possible d'enregistrer Canal Plus sous une forme codée, mais à condition de noter le numéro de code utilisé par le décodeur au moment de l'enregistrement. Lorsque vous voudrez visionner cette cassette dans un mois ou deux, il vous faudra réintroduire sur le clavier du décodeur le numéro de code correspondant à celui en vigueur au moment où le film a été diffusé (Voir notre rubrique J'ai un problème, TCV n° 49), Mais il n'y a dans ce cas aucun remède à vos problèmes de son. Par ailleurs, il est impossible de brancher directement le décodeur sur votre magnétoscope.

Leur préoccupation, c'est de donner la parole aux gens, d'être une télévision de service et d'information locale. Pour la distraction, les films et les jeux bébêtes, il y a ceux qui ont les moyens, et notamment RTL Télévision, le plus fort taux d'écoute dans cette partie de l'Europe. Dans la pauvreté la plus absolue (la moitié des équipes est souvent constitué de travailleurs au statut précaire — type stage Barre ou jeune volontaire —), les TVC wallonnes produisent des centaines d'heures de programmes malgré l'hostilité des professionnels de la RTBF (Radio télévision belge francophone).
Chacun trouve sa voie. Canal Emploi, à Liège, s'allie à l'universtié pour réaliser des émissions destinées en priorité aux chômeurs. Vidéoscope à Rochefort, RTA Canal C à Jambes, TV COM à Ottignies, TVCG à Gembloux, TEAC à Gilly, TRC Canal Plus à Liège, Vidéo 600 à Andrimont, couvrent l'actualité de leur zone d'influence. Vidéo St fosse et Woluvision, à Bruxelles, pactisent avec la RTBF, l'ennemi d'hier, pour avoir droit à l'image. No Télé à Tournai prend, elle, une importance certaine. De canal local, elle est parvenue à avoir une audience remarquable sur l'ensemble du .Tournaisis. Il faut dire que l'équipe de JeanPierre Winberg a bénéficié d'un environnement très favorable. Une spacieuse maison de la Culture l'accueille en permanence dans ses locaux. Toutes les salles de spectacles sont câblées pour être transformées en studio. La ville de Tournai et les municipalités environnantes soutiennent financièrement et sans trop d'ingérence « leur station ».
Les choix techniques de No Télé — matériel vidéo BVU aux normes professionnelles, et polyvalence du personnel de réalisation ont fait beaucoup pour la reconnaisance du sérieux des TVC belges.
Aujourd'hui, les TVC sont en passe d'être reconnues à part entière par un arrêté royal. Les relations avec le service public de télévision, la RTBF, se sont améliorées. Une structure représentative unique, Vidéotrame, a été mise en place. Elle explore notamment les méthodes à mettre en oeuvre pour augmenter le temps d'émission. On parle de diffusions de longs métrages et même de publicité institutionnelle (sans mention de marque). Regroupées sous le nom de WallonieBruxelles Images, avec la RTBF et la Médiathèque Française (réseau public de prêt de vidéocassettes), les TVC belges étaient même présentes au Vidcom 83 pour commercialiser leur production.
Les télévisions locales de Wallonie sont bien décidées à se donner les moyens de vivre. La préhistoire et le temps des pionniers, c'est fini !

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